Gentilly , 2 jours de rencontres en résumé(s)
11 juin, 2009
Près de 150 Gentilléens ont assisté à la réunion publique organisée par le Département du Val-de-Marne à la salle des fêtes de la mairie, le 24 juin dernier, en présence de Patricia Tordjman,maire de Gentilly, et de nombreux
élus de la ville.
A l’issue de deux jours de visite à Gentilly, Christian Favier, président du Conseil général, avait donné rendez-vous aux habitants pour évoquer avec eux les questions qui leur tenaient à cœur. “Le Conseil général intervient dans de nombreux
domaines de la vie quotidienne des Val-de- Marnais, et à tous les âges”, a-t-il rappelé en introduction, avant de revenir sur le sens de sa démarche. “Ces visites nous permettent de mieux connaître les réalités du terrain, de rapprocher les
services départementaux et municipaux pour mieux appréhender, ensemble, les besoins des habitants. En raison de l’histoire récente du Val-de- Marne, nous souhaitons également corriger les inégalités qui peuvent exister entre les différentes
communes du département.”
Particularité de Gentilly : la ville compte près de 60% de logements sociaux, et paradoxalement, elle figure parmi les villes les plus chères du département au niveau foncier. “J’ai été frappé par l’ambition de l’équipe municipale
à porter des projets importants dans une situation économique difficile, confie Christian Favier. Elle a relevé le défi de moderniser la ville tout en gardant cette mixité sociale. Ce n’est pas gagné d’avance.”
Il a ensuite donné son point de vue sur le projet de réforme des collectivités évoquée par le Président Sarkozy devant les parlementaires réunis à Versailles.
“Réduire les différents échelons administratifs, modifier le mode d’élection des élus équivaut à limiter la proximité que nous avons avec les habitants. Et c’est surtout moins de service public. Si le Département n’est pas remis en cause en tant
que tel, poursuit-il, nous risquons d’être limités à nos compétences obligatoires. C’est-à-dire que nous ne pourrons plus nous engager, par exemple, dans la réhabilitation de logements ou dans la gestion de crèches départementales. Demain,
cette liberté-là nous ne l’aurons plus! Il s’agit d’un affaiblissement de la démocratie, et tout cela, avec une réduction de moyens financiers !”. La suppression de la taxe professionnelle en 2010 équivaudra ainsi pour le Département à une perte avoisinant les 200 millions d’euros. “Comment cette taxe sera-t-elle compensée ? On ne le sait
pas.“, s’inquiète le président du Conseil général. Concernant la situation budgétaire du Département, il a indiqué que la collectivité sera privée cette année, en raison de la crise immobilière, de quelque 100millions d’euros provenant des
droits de mutation (une part des frais de notaire). Une somme qui s’ajoute aux 325millions d’euros
que l’État doit toujours au Département suite aux derniers transferts de charges. Malgré un contexte budgétaire difficile, et après le vote du budget en mars dernier qui prévoit une hausse de la part départementale des
impôts locaux de 6,5%, soit 17 euros par foyer fiscal, Christian Favier a réaffirmé sa position : “Il faut absolument maintenir un haut niveau d’investissement, continuer à développer des infrastructures pour les équipements publics et la
voirie, par exemple”.
Pendant plus de deux heures, les habitants ont pu s’exprimer librement sur des sujets aussi variés que le logement, les transports en commun, le manque de places dans les maisons de retraite pour les personnes âgées dépendantes,
l’entretien et la sécurité du parc du Coteau ou encore la sauvegarde de l’emploi et la menace de disparition des commerces de proximité. Christian Favier s’est appliqué à apporter des réponses directes tout en rappelant la politique
menée par le Conseil général. “J’espère avoir clarifié le rôle et l’action du département. Il n’y a pas de concurrence entre les différents échelons de collectivités, bien au contraire”. Pour conclure, il a insisté sur l’importance de la concertation : “C’est grâce à ce contact direct que nous pouvons connaître vos préoccupations les plus fortes et modifier les priorités de nos
actions “.










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