Créteil, 2 jours de rencontres en résumé(s)

creteil_entrens.jpgLes 18 et 19 novembre, Christian Favier, président du Conseil général du Val-de-Marne, allait à la rencontre des habitants mais aussi des élus et des agents départementaux travaillant à Créteil. Un dialogue direct, pour améliorer la vie quotidienne des Val-de-Marnais.

À l’issue de deux jours de visite à Créteil, Christian Favier, président du Conseil général, avait donné rendez-vous aux habitants pour évoquer avec eux les questions qui leur tenaient à cœur.

Près de 300 Cristolliens ont répondu présents à cette réunion publique organisée par le Département du Val-de-Marne, le 19 novembre dernier à l’auditorium de l’école nationale de musique Marcel-Dadi. «Le but de ces visites est de resserrer les liens entre les Villes et le Département. Ces deux niveaux de collectivités sont très complémentaires, et nous devons encore améliorer et mutualiser notre travail pour apporter des réponses plus fortes aux attentes des habitants», a-t-il souligné en introduction.

Il a ensuite tenu à donner son opinion sur le projet de réforme des collectivités territoriales actuellement en discussion. «Le gouvernement dit souhaiter une modernisation des institutions.Mais, en réalité, ce projet vise tout simplement la recherche d’économies sur les services publics rendus par les collectivités. C’est extrêmement grave car elles ne pourront plus mener des politiques dans des domaines hors de leurs compétences légales, comme, pour le Département, le logement, les crèches, les espaces verts ou la culture. Or, nous souhaitons garder ces possibilités d’intervention pour répondre aux multiples attentes de la population» a-t-il affirmé.

Autre grand sujet d’inquiétude, la suppression de la taxe professionnelle en 2010. Elle équivaut pour le Val-de-Marne à une perte avoisinant les 200 millions d’euros, soit près de 40 % de ses recettes fiscales. «On nous dit qu’elle sera compensée à l’euro près. Mais nous avons des raisons d’en douter car nous avons déjà une expérience en la matière. Depuis 2004, l’État nous a transféré de nouvelles compétences, comme la gestion du RMI, aujourd’hui le RSA, le personnel des collèges, et les sommes versées ne correspondent pas à ce que nous devrions réellement percevoir». L’état doit ainsi au Département 400 millions d’euros suite aux derniers transferts de charges. Ce n’est pas le seul département français dans cette situation. Selon Christian Favier, 25 seraient, de ce fait, quasiment en dépôt de bilan.

Concernant la situation budgétaire du Val-de-Marne, il a aussi indiqué qu’en raison de la crise immobilière, la collectivité sera également privée cette année de quelque 100 millions d’euros provenant des droits de mutation (frais d’enregistrement lors de la vente d’un bien immobilier).
«Dans ce contexte difficile,nous sommes évidemment obligés de faire des efforts de gestion. Nous avons diminué nos dépenses en communication, celles de certaines études et lorsqu’un fonctionnaire part en retraite, il n’est pas systématiquement remplacé.»

Christian Favier a également rappelé que l’investissement public était, aujourd’hui,majoritairement porté par les collectivités territoriales. «Beaucoup d’entreprises travaillent grâce aux commandes publiques des villes et départements. Si on réduit nos moyens, nos champs d’intervention, cela aura évidemment des conséquences directes sur l’emploi.». En réaction à ces projets de réforme et pour la défense des services publics locaux, le Conseil général vient donc de lancer auprès des habitants une grande campagne de mobilisation intitulée «Le Val-de-Marne, j’y tiens !».

Pendant plus de deux heures et demie, les habitants de Créteil ont pu interpeller le président du Conseil général sur des sujets aussi variés que le logement social, les subventions accordées aux associations, l’avenir des centres de vacances gérés par le Département, la reconstruction du collège Laplace, le Grand Paris, l’aide accordée aux entreprises pour les inciter à s’installer dans le Val-de-Marne, mais également la politique du Conseil général en matière de circulations douces, de voirie et le manque de places en crèches. Il s’est attaché à répondre le plus précisément possible à chacune de ces questions, soucieux d’informer la population sur les réalisations, mais également sur les difficultés rencontrées pour mener à bien certains projets dans le contexte économique et politique actuel.

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Fichiers attachés

cr_creteil.pdfCompte rendu de la réunion publique1.18 Mo