9 octobre, 2009
Chevilly-Larue, 2 jours de rencontres en résumé(s)
Les 21 et 22 octobre, Christian Favier, président du Conseil général du Val-de-Marne, allait à la rencontre des habitants mais aussi des élus et des agents départementaux travaillant à Chevilly-Larue. Un dialogue direct, pour améliorer la vie quotidienne des Val-de-Marnais.
Àl’issue de deux jours de visite à Chevilly-Larue, Christian Favier, président du Conseil général, avait donné rendez-vous aux habitants pour évoquer avec eux les questions qui leur tenaient à cœur. Une centaine de Chevillais ont répondu présents à cette réunion publique organisée par le Département, le 22 octobre dernier au théâtre André-Malraux : « Le but de ces rencontres est de faire en sorte que l’échelon départemental soit mieux reconnu par les habitants. Beaucoup de gens connaissent le Val-de-Marne comme territoire mais ont du mal à identifier les actions que mène le Conseil général au quotidien » a-t-il indiqué en introduction. Il a ensuite tenu à donner son opinion sur le projet de réforme des collectivités territoriales. « Ce projet est extrêmement grave. Il vise à priver les collectivités territoriales de leurs responsabilités et de leur rôle. Elles ne pourront plus mener des politiques dans des domaines hors de leurs compétences légales, comme le logement, les crèches, les espaces verts ou la culture pour le Val-de-Marne. Or, nous souhaitons garder ces possibilités d’intervention pour répondre aux multiples attentes de la population » a-t-il affirmé. La modification du mode d’élection des élus, qui réduirait le nombre de 6 000 conseillers départementaux et régionaux à 3 000 conseillers territoriaux, fait également partie du projet gouvernemental : « C’est une atteinte à la démocratie car cela créerait l’éloignement des élus avec la population. Il est important de garder cette proximité pour entendre et porter vos attentes. »
Autre sujet d’inquiétude, la suppression de la taxe professionnelle en 2010. Elle équivaut pour le département à une perte avoisinant les 200 millions d’euros. « Comment cette taxe serat-elle compensée ? On ne le sait pas. On nous parle de 6 milliards d’euros d’économies pour les entreprises. Mais nous n’avons aucune certitude que les entreprises vont les réinvestir dans l’emploi. » Le Conseil général vient donc de lancer une grande campagne de mobilisation sur le thème « le Val-de-Marne, j’y tiens ! » afin d’alerter tous les Val-de-Marnais sur les dangers de ces projets et pour la défense des services publics.
Concernant la situation budgétaire du Département, il a indiqué qu’en raison de la crise immobilière, la collectivité sera privée cette année, de quelque 100 millions d’euros, provenant des droits de mutation (frais d’enregistrement lors de la vente d’un bien immobilier). Une somme qui s’ajoute aux 400 millions d’euros que l’État doit au Département suite aux derniers transferts de charges. « Dans ce contexte difficile, on ne doit pas pour autant limiter nos ambitions. Il faut absolument maintenir un haut niveau d’investissement, continuer à développer des infrastructures pour les équipements publics et la voirie, par exemple. »
Pendant près de deux heures, les Chevillais ont pu interpeller le président du Conseil général sur des sujets aussi variés que la construction du tramway, le logement social, l’aide à l’emploi, les problèmes de nuisances dues à la présence de quads dans la ville, la hausse des impôts, le Grand Paris, le projet de métro Orbival, et bien évidemment le projet de réforme des collectivités territoriales. Il s’est attaché à répondre le plus précisément possible à chacune de ces questions. Pour conclure cette rencontre, Christian Favier a insisté sur l’importance de la concertation. « C’est grâce à ce contact direct que nous pouvons connaître vos préoccupations les plus fortes et modifier les priorités de nos actions. Une charte de la participation a d’ailleurs été adoptée par l’assemblée départementale, obligeant les services du Val-de-Marne à consulter la population sur tous les projets importants. »

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