Boissy-saint-Léger, 2 jours de rencontres en résumé(s)

boissy_cr.jpgPlus de 200 Boisséens ont assisté à la réunion publique organisée par le Département du Val-de-Marne à la salle des fêtes de la Ferme, le 27 mai dernier. C’est à l’issue de deux jours de visite à Boissy-Saint-Léger que Christian Favier, président du Conseil général, avait donné rendez-vous aux habitants pour évoquer ensemble les questions qui leur tenaient à cœur. « Le Conseil général est une collectivité qui intervient dans de nombreux domaines de la vie quotidienne des Val-de-Marnais et à tous les âges », a-t-il rappelé en introduction, avant de revenir sur le sens de sa démarche. « Ces visites nous permettent de mieux connaître les réalités du terrain, de rapprocher les services départementaux et municipaux pour mieux appréhender, ensemble, les besoins des habitants. Cette démarche participative, ce n’est pas un slogan ! Le fait de mieux saisir les préoccupations importantes permet de faire avancer les choses. » Et pour n’en citer qu’une, rappelons que la mobilisation importante de la municipalité, des habitants et des élus du Conseil général a permis d’obtenir de l’État les crédits alloués à la finalisation de la RN 19.

Le président du Conseil général a ensuite tenu à apporter quelques précisions au sujet du Grand Paris. Il s’est tout d’abord félicité de l’abandon provisoire du projet Balladur de fusion des trois départements de la petite couronne, dont leVal-de-Marne, avec Paris. « Le Département n’est donc pas remis en cause en tant que tel. Sur ce point, nous avons été entendus. Par contre, poursuit-il, nous risquons d’être limités à nos compétences obligatoires. C’est-à-dire que nous ne pourrons plus nous engager, par exemple, dans la réhabilitation de logements ou pour les crèches départementales. Demain, cette liberté-là, l’État propose de la supprimer ! Nous considérons qu’il s’agit d’un affaiblissement de la démocratie, et tout cela avec une réduction de moyens financiers ! ». Exemple : la suppression de la taxe professionnelle en 2010 équivaudra ainsi pour le Département à une perte avoisinant les 200 millions d’euros. Comment seront-ils compensés ? « Il y a un risque d’alourdissement des taxes sur les contribuables, s’inquiète Christian Favier. On ne peut pas enlever toute responsabilité aux entreprises. »

Concernant la situation budgétaire du Département, il a indiqué que la collectivité sera privée cette année, en raison de la crise immobilière, de 80 à 100millions d’euros provenant des droits de mutation (une partie des frais de notaire). Une somme qui s’ajoute aux 325millions d’euros que l’Etat doit toujours au Département suite aux derniers transferts de charges. Malgré un contexte budgétaire difficile, et après le vote du budget en mars dernier qui prévoit une hausse de la part départementale des impôts locaux de 6,5%, soit en moyenne 17 euros par foyer fiscal, le président du Conseil général a réafirmé sa position : « Il faut absolument maintenir un haut niveau d’investissement, continuer à développer des infrastructures pour les équipements publics, la voirie, les crèches, etc. »

Pendant plus de deux heures et demi, les habitants ont pu s’exprimer librement sur des sujets aussi variés que le soutien aux associations, le problème des transports en commun dans le Val-de-Marne, l’emploi, le logement social, l’Aide personnalisée à l’autonomie (APA), le développement durable, sans oublier, bien entendu, le problème récurrent de la RN 19.

Christian Favier s’est attaché à apporter des réponses directes à leurs interrogations tout en rappelant la politique menée par le Conseil général. À la fin de cette rencontre, Régis Charbonnier, maire de Boissy, a tenu à remercier Christian Favier et tous les Boisséens présents pour la qualité des échanges autour d’un verre de l’amitié.

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