18 octobre, 2007

Inauguration du collège Simone Veil

Difficile de ne pas s’émerveiller devant le collège Simone-Veil ! Une architecture novatrice, une profusion de couleurs, de la transparence à tous les niveaux, le tout posé entre la pépinière départementale et les résidences de Mandres-les-Roses. On n’en finit pas de se dire que ces collégiens là ont bien de la chance.
Votre curiosité est aiguisée ? Vous avez pu visiter ce bel établissement construit par le Conseil général lors de son inauguration, le lundi 22 octobre.

A l’origine de la création de ce 103e collège du département, les effectifs trop élevés de La Guinette, à Villecresnes, où les 850 élèves étaient vraiment trop à l’étroit. Depuis septembre 2006, 440 collégiens de Mandres, Périgny et du quartier du Cerçay à Villecresnes sont donc scolarisés à Simone-Veil. Une vingtaine d’enseignants – soit les deux-tiers des professeurs – ont suivi le mouvement, tout comme Marie-Pierre Giai-Brueri, la principale, qui exerce cette année pleinement dans le nouveau collège.

Réalisé en dix mois, au lieu de dix-huit habituellement, le bâtiment a dû trouver ses marques notamment la première année. Cela n’entame pas la bonne humeur des élèves et l’optimisme de l’équipe pédagogique. “Nous avons été associés à ce projet dès son origine, rappelle la principale. Maintenant, il faut faire vivre le collège…”

Simone Veil a été déportée à l’âge de dix-sept ans à Auschwitz. Après des études de droit et de sciences politiques à l’Institut d’études politiques de Paris, elle devient magistrate. En 1969, elle rejoint le cabinet du Garde des Sceaux, mais sa véritable carrière politique démarre en tant que ministre de la santé. Elle libéralise l’accès à la contraception et s’illustre en faisant voter en 1975 la loi portant son nom sur l’interruption volontaire de grossesse. Élue députée européenne aux élections de 1979, elle devient la première femme présidente du Parlement européen (1979-1982). En 1993, elle quitte sesmandats et rejoint le Gouvernement pour s’occuper des Affaires sociales, de la santé et de la ville, et devient la première femme ministre d’État. Membre du Conseil constitutionnel de 1998 à mars 2007, elle est actuellement membre du Conseil de direction du Fonds au profit des victimes de la Cour pénale internationale.

Combien ça coûte ?
27,5 millions d’euros

Le coin des chiffres
27 salles d’enseignement
1 salle de musique
1 salle d’arts plastiques
1 centre de documentation et d’information
1 salle polyvalente
1 demi-pension et une cuisine de production
1 gymnase 1 dojo
1 plateau sportif extérieur

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