23 octobre, 2006

S’engager dans le développement durable

Quand l’envie nous prend de sauver la terre

Deux heures durant, au centre commercial « Belle Epine » de Thiais, Jacques Perreux, Vice-Président du conseil général, a rencontré des val-de-marnais pour parler développement durable. Avis et suggestions ont ponctué l’échange. Au cœur des discussions, une envie grandissante d’agir pour préserver notre planète.

« J’ai des idées, vous avez le temps ? » Cette habitante de Choisy-le-Roi est venue tout exprès pour discuter avec Jacques Perreux des gestes quotidiens par lesquels chacun peut contribuer à préserver la biodiversité et l’environnement. Il est question des « informations simples » à donner à la population pour fabriquer « un bon composte », des liens à tisser avec les jeunes pour leur « donner goût à la nature », de la nécessité de « ne plus utiliser de pesticides » ou encore de la récupération des eaux de pluie pour arroser les jardins et alimenter machines à laver ou sanitaires.

A l’écoute des suggestions
L’élu délégué au développement durable évoque, à son tour, les actions menées par le conseil général, notamment les expérimentations lancées pour traiter les eaux de ruissellement et la formation, chaque année, de 4500 jeunes à la protection de l’eau. Le dialogue direct initié dans le cadre de la démarche « parlons actions », vise aussi à entendre les suggestions de chacune et chacun, rappelle-t-il. Et Jacques Perreux d’annoncer qu’au lendemain du débat sur la biodiversité organisé le 18 octobre à Ivry, la décision a été prise d’établir la plus grande transparence quant à l’utilisation des pesticides dans les parcs et jardins du département. Ainsi, chaque année et jusqu’à leur élimination totale, les quantités de pesticides utilisés seront rendues publiques.

L’eau chaude existe déjà
Venus en couple, ils sont plus particulièrement préoccupés par le nombre « incroyable » de sacs en plastique distribués dans les commerces ou sur les marchés. Jacques Perreux prend note et envisage aussitôt de « travailler à une convention avec les commerçants qui favoriserait l’utilisation d’emballages biodégradables ».

« On a tout sous nos pieds », dit-il encore à cet autre interlocuteur, résumant ainsi les atouts de la géothermie, un domaine dans lequel le Val-de-Marne est très impliqué. 70 000 logements sont déjà chauffés grâce à l’eau puisée à 1000 mètres de profondeur, ce qui évite le rejet de 300 000 tonnes de gaz à effet de serre. Le forage de deux nouveaux puits permettra de porter à 90 000 le nombre de foyers utilisant cette énergie propre, renouvelable et 15% moins coûteuse que le gaz ou le pétrole.

Pas prévue mais très utile
« On a tous quelque chose à faire pour transmettre à nos enfants une terre où ils pourront continuer d’habiter », conclut cette jeune femme visiblement satisfaite d’une discussion qu’elle n’avait pas prévu et désireuse que se renouvellent de telles rencontres publiques. « Il faut changer nos habitudes et continuer de discuter avec le plus grand nombre de gens », ajoute-t-elle avant d’aller faire ses courses, comme prévu.

Maryse Lelarge

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