22 avril, 2006
Notice archéologique de Noiseau
La commune de Noiseau se situe sur les confins Sud-Est du plateau de Brie et est entourée de petits cours d’eau, le plus important étant le Morbras au Nord.
Sa vocation est restée longtemps rurale, en dehors de la présence d’une briqueterie, mais ces dernières années ont vu la mutation d’une partie du terroir en zone pavillonnaire. Une zone au nord du village est comprise dans le parc du château d’Ormesson, et presqu’un tiers du territoire au sud est inclus dans la forêt Notre-Dame.
- Préhistoire
Peu d’éléments concernent cette période. Des prospections récentes ont révélé de l’outillage néolithique en surface, permettant d’envisager la proximité d’une occupation de cette époque sur le territoire communal.
- Périodes historiques
Les indices archéologiques antiques sont peu nombreux et ont souvent été confondus avec ceux de la commune d’Ormesson au Nord. Il semble que la construction de la zone pavillonnaire à l’Est de la commune ait été l’occasion de découvertes d’époque gallo-romaine non signalées à l’époque : on mentionne deux monnaies du IIe siècle et des fragments résiduels de tuiles et céramiques, ces derniers également perçus en bordure ouest de la ZAC de la Pépinière. Une voirie empierrée, apparemment antique, a été identifiée sous le chemin d’Ormesson à Noiseau qui borde le parc du château à l’Ouest : bien que les sondages aient été effectués sur Ormesson, ils concernent l’ensemble du tracé.
L’histoire médiévale proprement dite commence avec un acte de donation à l’église de Paris, en 811, qui mentionne Noiseau à côté de Boissy et Sucy, en tant que manse non domaniale, comprenant habitat et terroir, sans mention d’église : il s’agit vraisemblablement d’un domaine, dans la dépendance de Sucy, qui a précédé le village.
L’église Saint-Philippe Saint-Jacques est attestée en 1218 en la possession du chapitre Notre-Dame: elle a été rebâtie en 1840. On peut supposer l’ancien cimetière jouxtant l’église médiévale.
La seigneurie est attestée en 1281 dans le cartulaire de Saint-Maur : le toponyme Château-Gaillard, reporté sur le cadastre de 1810, indiquerait l’emplacement de l’ancien château, non loin de l’église.
L’ancien chemin de Villeneuve-Saint-Georges, séparant au Sud terroirs cultivé et forestier, déjà attesté comme tel en 1786 et visible sur la carte de 1740, remonte probablement au Moyen-Age voire au-delà.
Le toponyme la Haute-Borne, se situe sur le prolongement de la voirie repérée à Ormesson et rappelle plus vraisemblablement une borne antique qu’un mégalithe.
- Indices périphériques
Il en existe un certain nombre aux alentours : vestiges néolithiques et gallo-romains, une maladrerie médiévale, en rapport avec une route de l’Est (globalement l’actuelle N 4) et une importante fortesse de même époque, à la Queue-en-Brie ; une cache de l’Age du Bronze à Sucy ; la voirie supposée antique, des sarcophages mérovingiens et du mobilier épars néolithique et gallo-romain, à Ormesson.
La forêt Notre-Dame au Sud est évidemment peu propice aux découvertes : il semble toutefois qu’un ancien pavé de Paris y soit partiellement conservé dans un chemin forestier dont le tracé passe à deux kilomètres au Sud du territoire de Noiseau.
- Conclusion
Le potentiel archéologique de Noiseau est important, les données archéologiques, et les documents d’archives nous permettant d’envisager la constance de l’occupation humaine depuis le Néolithique. L’aspect relativement fragmentaire des découvertes archéologiques s’explique vraisemblablement par le caractère même de l’urbanisation de l’ancien terroir rural, essentiellement de type pavillonnaire, qui se prête mal à des opérations archéologiques de grande envergure.
Mars 1995
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