22 avril, 2006

Notice archéologique de Fresnes

La commune de Fresnes se situe à l’Ouest du plateau de Longboyau, en partie sur la pente du coteau dominant la rive droite de la Bièvre.

  • Préhistoire

Les éléments en notre possession sont peu nombreux et concernent exclusivement le Néolithique : quelques structures de cette période furent aperçus fin XIXe siècle dans un contexte de carrière. Plus récemment, des outils néolithiques ont été retrouvés.

  • Périodes historiques

Un ou plusieurs impacts mal connus de l’aqueduc antique auraient été repérés. Le tracé de cet ouvrage monumental demeure d’ailleurs encore approximatif et s’affine au fur et à mesure des opérations de sauvetage et des mises au jour fortuites, lorsqu’elles sont signalées. Une opération de sauvetage menée par le LDA 94 au début des années 90 a révélé des contextes d’habitat du Bas-Empire romain et du Haut Moyen-Age. Des découvertes fortuites de vestiges antiques et médiévaux ont eu lieu dans le centre-ville vers 1980. L’actuelle N 20, qui limite la commune à l’Ouest, est connue comme l’ancienne route romaine d’Orléans. D’autres voiries anciennes traversent Fresnes, l’une descendant du hameau de Larue, l’autre de Villejuif.

Une importante nécropole du Haut Moyen-Age, dont des éléments étaient connus de longue date mais non identifiés, a été découverte au Sud de l’ancien village, aux alentours de 1960, et de nouveau explorée vers 1975. Le toponyme de la ferme dite de Cottinville au XVIIe indique une origine possible du Haut Moyen-Age.

Fresnes, dont le nom évoque juste un aspect de l’ancienne végétation du lieu, n’est mentionné que tardivement au milieu du XIIe siècle à propos de biens du prieuré de Longpont. L’évêque de Paris possède la majeure partie du terroir au XIIIe siècle, dont un fief dit Chamos, non localisé. L’abbaye de Sainte-Geneviève y détient également quelques droits. L’église du XIIIe siècle a été en grande partie reconstruite au XVIe.

L’aqueduc Médicis, construit au début du XVIIe siècle, passe sur le territoire de la commune.

  • Indices périphériques

Ils sont inconnus à l’Ouest et au Sud de Fresnes, car situés dans les départements des Hauts-de-Seine et de l’Essonne.

A l’Est, Rungis présente une forte occupation de l’époque néolithique, une ferme gauloise et plusieurs sépultures, dont une de guerrier, de l’Age du Fer, plusieurs traces d’habitat gallo-romain ainsi que la présence de l’aqueduc.

Au Nord, Chevilly-Larue a révélé des traces, mal définies, allant du Néolithique au Haut Moyen-Age. Le nom de cette dernière commune est attestée dès le IXe siècle.

L’ensemble semble drainé par des voiries orientées Nord-Sud, venant de Paris, dont l’une est un ancien chemin de Paris à Lyon.

  • Conclusion

Fresnes a de toute évidence un passé très ancien et relativement riche, dont les témoignages issus des sources écrites qui nous sont parvenues ne sont curieusement pas à la hauteur des renseignements tirés directement des archives du sol. Si celà s’explique parfaitement pour les périodes préhistoriques et antiques, le silence des écrits avant le XIIe siècle est surprenant au regard du nombre d’impacts concernant le Haut Moyen-Age sur le territoire communal.

Juin 1997

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