7 juillet, 2010
Trois ingénieurs palestiniens au SEPRO pour le SIG : traduction...
Du 21 au 26 juin 2010, le Service des Relations Internationales (SRI) et le Service d’Etudes Pré-opérationnelles de la Direction des Services de l’Environnement et de l’Assainissement (SEPRO) ont accueilli trois professionnels palestiniens venus de Jénine, Tulkarem et Qalqilya, villes avec lesquelles le Conseil général a engagé une coopération décentralisée depuis plus de 10 ans, pour un échange sur l’utilisation du Système d’Information Géographique (SIG) en lien avec les réseaux d’eau et de l’assainissement.
Les infos en couches successives
Ambiance studieuse dans les bureaux du SEPRO où Jean-Claude Linca, ingénieur responsable de la section cartographie et Laurent Mercier, technicien de cette même section, expliquent les méthodes de travail ainsi que les multiples possibilités offertes par les outils du SIG aux ingénieurs palestiniens. Car les trois villes manquent de cartographie en matière de réseaux d’eau potable, d’eaux usées et d’assainissement leur permettant une bonne gestion de l’ensemble. Il s’agit donc de tracer la carte des chemins de l’eau.
Sur les écrans, viennent se superposer des informations de toutes natures en couches successives : les rues, les maisons, la pente du terrain, la topographie, le réseau des tuyaux qui alimentent en eau potable, celui des eaux usées et bien d’autres informations qui permettront de détecter les erreurs, les superpositions ou les fuites éventuelles. Grâce au SIG, toutes ces données pourront être mises en relation et constituer un outil d’aide à la décision dans le cadre de l’étude-diagnostic prévue. Au bout du processus, il y a le schéma directeur pour chacune des trois villes à établir.
Comme le rappelle l’envoyé de Jénine à l’aide d’un Powerpoint, l’eau est au coeur de la problématique dans sa ville, ainsi d’ailleurs qu’à Tulkarem et Qalqilya et les besoins de la population ne sont pas couverts par la distribution actuelle.
Merci pour les sourires
On parle technique, on se comprend car les besoins des hommes en eau et en assainissement sont les mêmes d’un bout à l’autre de la planète. En rouge, le projet, en jaune, le vieux système et tous ses dysfonctionnements. Ils travaillent ensemble depuis plusieurs jours et le lien s’est créé.
Lors de la réunion bilan, les Palestiniens remercient non seulement pour l’apport des échanges techniques mais aussi pour… les sourires.
Bien sur, il y a les clefs des problèmes qu’ils vont ramener là-bas mais il y a eu aussi cet irremplaçable contact humain qui permet de mieux appréhender comment vit l’autre au quotidien. Une semaine de travail côte à côte qui vaut tous les reportages diffusés par les médias, comme le souligne Jean-Claude Linca.
La présence de Chantal Bourvic, conseillère générale chargée des relations et de la solidarité internationales, venue les saluer dans les bureaux de la DSEA à Bonneuil, a rendu encore plus palpable l’intérêt manifesté par l’Exécutif pour le travail accompli entre les agents des services départementaux et la délégation palestinienne. Un travail qui va continuer au service d’une cause vitale pour tout ce qui vit sur terre : l’accès à l’eau.
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94054 Créteil
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