1 février, 2010

Une journée particulière

8h30 - Café, croissants et un nuage de curiosité

Prendre son petit-déjeuner en regardant une exposition, c’est possible. La preuve, au 6ème étage de l’Hôtel du Département, des agents départementaux ont fait le déplacement pour venir visiter l’exposition installée par Agronomes et vétérinaires sans frontières et commentée par Maïté Cordelle-N’shing. Parmi les questions posées par nos collègues curieux, quelle zone et quel volume d’actions couvre l’AVSF ? 60 programmes sont développés dans 19 pays en Asie, Afrique, Amérique du Sud et Centrale. 67 % des projets concernent l’Afrique de l’Ouest. Au total, plus de 70 000 familles paysannes ont été aidées par les actions menées par AVSF.

Sans épuiser la terre…

Une partie de l’après-midi a été consacrée à une séance de travail au cours de laquelle les responsables d’AVSF ont exposé leur stratégie à court et moyen terme pour aider les populations à vivre de leur activité rurale tout en ne détruisant pas les ressources naturelles et comment contribuer à la souveraineté et à la sécurité alimentaires. Comment intensifier la production sans détruire le milieu ? Comment prendre en compte les changements climatiques ? L’une des missions de l’AVSF est aussi de faire connaître aux États le rôle des paysans dans une société.

Le stock alimentaire à l’échelle mondiale ?

Le Sénégal par exemple vend 50 % de sa production de riz pour accroître ses devises, les pôles urbains s’accroissent, les productions vivrières ne sont pas encouragées par les États même quand le potentiel agricole existe (comme au Pérou). Tout cela ne permet pas de formuler une réponse claire.

La “méthode AVSF” consiste à s’appuyer sur les communautés paysannes pour promouvoir la production familiale accompagnée d’une gestion durable.
Elle consiste également à prôner la sécurisation des prix pour préserver l’environnement, à aider l’élaboration d’un cadre de concertation lorsqu’il y a conflit d’intérêts. C’est ce qui a été fait au Mali par exemple entre les agro-éleveurs et les agriculteurs. Ou encore, comme au Togo, à former des auxiliaires vétérinaires.

AVSF rappelle qu’une question reste posée : comment nourrir le monde demain ? Les premiers éléments de réponse sont de cesser de marginaliser l’agriculture et de la rendre prioritaire.

Un débat passionnant et passionné

Pour clore cette journée, un débat était organisé. Autour de Chantal Bourvic, conseillère générale chargée des relations et de la solidarité internationales, des spécialistes étaient présents : René Billaz, président d’AVSF, Marc Dufumier, ingénieur agronome, universitaire et spécialiste du développement agricole et Balaam Facho, docteur vétérinaire, professeur agrégé d’alimentation, enseignant-chercheur à l’université de N’djamena au Tchad.

Fichiers attachés

AVSF_Discours_daccueil_de_Chantal_Bourvic.docDiscours d'accueil de Chantal Bourvic35 Ko

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