13 décembre, 2010

Préparer les forêts de demain

Les coupes d’arbres font partie d’un programme d’aménagement durable de la forêt, établi pour chaque forêt au plan local en concertation avec élus et associations et approuvé au plan national par le ministère de l’Agriculture : elles sont essentielles à la conservation et au renouvellement de la forêt.
Contrairement aux idées reçues, la surface de la forêt française a doublé depuis 1850. Elle s’accroît de 40 000 hectares par an, et la récolte de bois annuelle (55 millions de mètres cubes) est bien inférieure à la production biologique annuelle (90 millions de mètres cubes).
En Île-de-France, la récolte est de 220 000 mètres cubes par an, pour une production de 400 000 mètres cubes.

Couper pour régénérer

Les coupes réalisées par les forestiers, planifiées sur le long terme, sont de deux types : les coupes d’amélioration et les coupes de régénération.

  • Couper pour améliorer consiste à éclaircir le peuplement forestier afin de favoriser la croissance de certains arbres, choisis pour constituer la forêt adulte. Ces coupes sont réalisées tous les huit ou douze ans, la périodicité variant en fonction des essences et de la richesse des sols. Plus espacés et recevant plus de lumière, les arbres deviennent plus forts et plus résistants.

  • Couper pour régénérer consiste à ouvrir progressivement le peuplement forestier afin que la lumière pénètre jusqu’au sol, favorisant ainsi la germination des glands ou autres graines et, à terme, la croissance d’une nouvelle forêt. Les coupes dites “définitives” récoltent les derniers gros arbres pour laisser pousser la forêt future. Les arbres arrivés à maturité laissent leur place aux plus jeunes… L’ensemble du processus de régénération entre la première et la dernière coupe se déroule sur une vingtaine d’années, pour le chêne par exemple. Cette gestion dynamique des peuplements forestiers garantit la durabilité de nos forêts. Ne pas la mener serait dangereux : les peuplements trop âgés ou trop serrés sont plus fragiles et plus sensibles aux aléas climatiques.
    La tempête de décembre 1999 l’a clairement montré en Île-de-France.

Préserver la biodiversité

En éclaircissant les peuplements et en récoltant les arbres arrivés à maturité, le forestier procure lumière et espace aux jeunes pousses. Par là, il favorise également le mélange des espèces et donc la biodiversité. Parallèlement à cet aménagement de la forêt, l’ONF soustrait à la coupe des bouquets d’arbres “remarquables” pour des raisons paysagère, esthétique, historique ou biologique, ainsi que des îlots de vieillissement, où les arbres sont conservés bien au-delà de l’âge où ils sont généralement exploités, quelques-uns allant jusqu’à leur mort naturelle.
La présence en mosaïque de zones de peuplements forestiers âgés et jeunes est favorable au développement d’espèces animales variées : certains oiseaux, par exemple, ne sont présents que dans les forêts fermées et matures, d’autres seulement dans les milieux ouverts.
Quelques arbres morts creux ou à cavités sont également conservés par les forestiers au cœur de chaque parcelle car ils constituent l’habitat d’oiseaux, de petits mammifères cavernicoles, ainsi que d’insectes.

Diminuer l’effet de serre

En outre, les jeunes forêts résultant de ces interventions participent activement à la captation du gaz carbonique (CO2) et donc à la lutte contre l’effet de serre.
Ce sont les jeunes arbres qui consomment les plus grandes quantités pour leur croissance : lors de la photosynthèse, les feuilles absorbent du CO2 et rejettent de l’oxygène dans l’air, piégeant ainsi du carbone. On peut alors parler de puits de carbone. Les récoltes permettent quant à elles de décapitaliser ce carbone et de le stocker sous forme de bois d’œuvre (meubles, charpentes, tonnellerie…). Une partie de la production forestière est également utilisée comme bois énergie, qui se substitue aux énergies fossiles (pétrole, gaz…) et participe ainsi à une moindre pollution atmosphérique.
Les recettes générées par l’approvisionnement de la filière bois – qui emploie directement et indirectement 500 000 personnes en France – permettent de réaliser les travaux d’amélioration et de régénération.
La récolte de bois finance également en grande partie l’entretien et l’équipement de la forêt : protection contre les incendies, accueil du public, conservation de la biodiversité… Une gestion durable, et autofinancée.

Informations pratiques

Plus de renseignements auprès de l’Agence Interdépartementale de Fontainebleau :
* par téléphone : 01-60-74-93-50
* par courriel : ag.fontainebleau@onf.fr
* par courrier :
ONF – interdépartementale de Fontainebleau
217 bis rue Grande – 77300 FONTAINEBLEAU

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coupe-bois.jpgProgramme des coupes de bois869.3 Ko

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