19 mai, 2006
Lexique
A
Agriculture périurbaine : Parfois dite agri-urbaine, cette agriculture désigne les différentes formes d’agriculture envisageables autour des agglomérations.
B
Baliveau : Jeune arbre n’ayant pas encore subi la taile de formation.
Berge : Talus bordant le cours d’une rivière. La berge s’étend en principe du niveau d’étiage jusqu’au niveau de débordement.
Besoin : Le besoin est une sensation de manque qui pousse un individu ou une collectivité à désirer des biens matériels ou sociaux liés au niveau de développement d’un type donné de société, à un moment donné et dont la satisfaction paraît indispensable à son bien-être. Toute société civile rationnelle cherche à mettre fin aux pénuries ressenties.
Biodiversité : Diversité des formes de vies présentes dans un milieu. Le terme biodiversité est passé dans le langage courant depuis le sommet de la Terre à Rio de Janeiro en 1992. La biodiversité ou diversité biologique représente à la fois la richesse biologique constituée par l’ensemble des organismes vivants mais aussi les relations qu’ils peuvent avoir avec les milieux dans lesquels ils vivent. Ainsi, la biodiversité concerne la multiplicité des interactions dynamiques entre des gènes et protéines dans des organismes, des espèces dans un milieu, des bactéries aux grands mammifères et du plus petit écosystème (un système dynamique) jusqu’à la biosphère dans son ensemble. Le terme biodiversité a été proposé par le biologiste américain Wilson en 1987. Le concept s’est rapidement diffusé dans les milieux politiques et a été repris lors de la conférence de Rio (1992). La biodiversité ou richesse biologique d’un territoire, est généralement exprimée par le nombre d’espèces (ou de communautés) d’êtres vivants par unité de surface (indice de biodiversité). Elle dépend de la variété, de la connectivité et de la fragmentation des habitats ainsi que des pressions exercées par le milieu et par l’homme. La biodiversité inclut toutes les formes de vie, les processus, les voies et les cycles qui lient les organismes vivants dans les populations, les écosystèmes et les paysages. Elle est sensible aux effets de l’activité humaine. Le souci de préservation de la biodiversité est, à l’origine, une préoccupation de naturalistes (écologistes, biologistes, etc.). Mais les mesures qui en découlent (zones de protection spéciales, réglementations diverses), à différents niveaux d’échelle (du local à l’international), doivent être prises en compte dans les politiques d’aménagement et d’utilisation de l’espace.
C
Circulations douces : se dit d’une circulation réservée aux piétons et/ou au cycle, sans engins motorisés.
Coulées vertes : Concept definition: European Environment Information and Observation Network (EIONET) Avenues along which wide-ranging animals can travel, plants can propagate, genetic interchange can occur, populations can move in response to environmental changes and natural disasters, and threatened species can be replenished from other areas. (Source: WILDLAa). Les coulées vertes offrent une aire de verdure, espaces plantés souvent sillonnés de pistes cyclables, remplissant des fonctions à la fois récréatives et écologiques. Il s’agit d’axes verts, participant à la mise en valeur de la continuité paysagère et reliant les espaces verts et/ou naturels entre eux. Dans le cadre de tels projets, la réflexion porte sur l’ensemble du tissu urbain dans lequel ils s’inscrivent, le but étant de qualifier, de réhabiliter les lieux traversés (grands ensembles, quartiers, centre-villes, zones d’activité) et de créer lorsque cela est possible un véritable espace vert linéaire.
D
Développement durable : Développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre à leurs propres besoins. Cette définition a été formulée à la conférence de Rio de Janeiro en 1992. Cette conférence fut l’occasion, pour la première fois, de médiatiser la notion de développement durable (sustainable development) préalablement défini par l’ONU en 1987 (rapport Brundtland). Malgré des différences d’interprétation parfois fortes, tout le monde reconnaît maintenant que cette notion recouvre les trois aspects fondamentaux du développement et de la qualité de vie de nos sociétés : le développement économique, la protection de l’environnement et le développement social et humain.
E
Espace de nature : Ce terme, utilisé dans le cadre du Plan vert départemental, est utilisé pour définir des espaces renvoyant des images de nature, associé à une perception du vert dans la ville. Ce terme est ici utilisé dans un contexte urbain ou périurbain où la perception de la nature par la population et les usagers de ces espaces est somme toute très différente de celle des habitants de zones rurales. Ils se distinguent de fait des espaces dits “naturels”, renvoyant quant à eux à la notion d’écosystèmes, remplissant un certain nombre de critères écologiques, et de biodiversité.
Espace naturel : Espace à dominante naturelle (Zone ND des anciens POS) par opposition aux espaces agricoles (NC des anciens POS) et urbanisés. Il s’agit de tout espace non exploité par l’urbanisation ou l’agriculture.
Espace Naturel Sensible (ENS) : Réglementation incluse dans le code de l’urbanisme qui a pour objet de préserver la qualité des sites, des paysages et des milieux naturels et de mettre en oeuvre une politique de protection, de gestion et d’ouverture au public des espaces naturels sensibles boisés ou non.
Espace ouvert : Espace autorisant l’expérience paysagère. Tel est l’espace public, telles sont les continuités agricoles ouvertes indispensables à la visibilité, à la cohérence et à l’harmonie des paysages.
Espace public : Partie du domaine non bâti, affectée à des usages publics, comportant des espaces minéraux et des espaces verts. Espace incarné morphologiquement par la rue ou plus spécifiquement encore par la place publique. La notion s’étend aux routes et chemins. L’espace public est par essence un espace ouvert à tous publics, autorisant leur droit de regard et d’expériences sur leur patrimoine paysager commun.
Espace vert : Désigne communément, dans un environnement urbain ou périurbain, un espace récréatif ou de repos occupé par des ensembles de végétaux aménagés selon des techniques horticoles, forestières et paysagères. Pouvant aller du simple square à l’aménagement d’un grand parc en passant par les plantations routières, les espaces verts participent à l’amélioration du cadre de vie. Délaissés auparavant, les espaces verts sont de plus en plus privilégiés dans l’urbanisme moderne car ils permettent de donner un cadre de vie plus agréable au quartier et parfois même de fédérer plusieurs quartiers qui n’avaient aucun rapport avant cet aménagement.
F
Friche : Terrain non cultivé (inculte) et abandonné. Friche industrielle, zone industrielle, momentanément sans emploi, en attente de reconversion.
G
Gestion patrimoniale : Ce concept regroupe plusieurs définitions. On peut entendre par là la gestion du système constitué d’un territoire et de l’ensemble de relations écologiques, économiques, sociales et culturelles en présence, visant le maintien de sa qualité. C’est une démarche de démocratie participative tournée vers la résolution concrète de problèmes de gestion, dans une optique stratégique et prospective. C’est une approche systémique de “l’acteur en relation avec son patrimoine” ; elle s’intéresse à la qualité de cette relation dans une perspective de durabilité.
H
Hélophyte : Plante des marais qui s’enracine et bourgeonne dans la vase du fond de l’eau mais qui en été, se développe au-dessus de la surface de l’eau.
I
Identité : définit ce qui est à la fois semblable (similarité) et ce qui est distinct (singularité).
M
Mulch ou paillis : Couche de matériau protecteur (paille, débris végétaux, etc.) qui est étendue sur le sol pour éviter un dessèchement trop rapide.
N
Nature : Ensemble des choses et des êtres qui constituent l’univers ou semblent l’animer mais le plus souvent en dehors de l’homme ou transformé par celui-ci.
P
Patrimoine, patrimoine commun et conservation : Le patrimoine naturel et culturel est constitué de l’ensemble des richesses, des biens, matériels et immatériels, acquis au cours des âges, et que chacun reçoit en héritage. Le patrimoine n’est pas quelque chose de figé, il s’adapte au fil du temps. Cette notion sous-tend la responsabilisation à l’égard de l’environnement et la réparation des dommages qui lui sont portés. La patrimonalisation, les politiques de conservation, sont légitimes mais entrent parfois en contradiction avec certains projets de développement. Des arbitrages délicats sont nécessaires.
Paysage : Ensemble de zones territoriales qui se distinguent par des différences dans les formes de relief, la végétation, l’utilisation et des caractéristiques d’ordre esthétique. Le principe du paysage désigne la relation entre l’espace perçu et les représentations que les hommes s’en font. Par paysage urbain, on entend en général : La composition que forme la ville avec son site, les espaces publics ayant une composante végétale importante qui structure la ville (parcs et jardins, trame arborée des avenues, squares, …), les perspectives urbaines, l’agriculture périurbaine et urbaine, les abords de la ville.
Perré : Revêtement en pierre qui renforce les berges, et empêche l’eau de les éroder.
Plan de Prévention des Risques d’inondations (PPRI) : Dans le Val-de-Marne, les crues de 1910 servent de référence pour le PPRI : 20 % de la superficie du département seraient aujourd’hui inondés si de telles crues se reproduisaient, soit 24 communes et 220000 habitants. Pour pallier ces risques, un Plan de Prévention des Risques d’inondations a été mis en place en 2000. Le PPRI a pour vocation de réduire les risques d’inondation en fixant des règles relatives à l’occupation des sols et à la construction des futurs biens. Le PPRI ne définit ni mesures de protection physique contre les inondations (barrages-réservoirs ou murettes), ni mesures relatives à l’alerte et aux secours.
Protection (aire, zone) : Territoire où la préservation et le maintien de la biodiversité et des ressources culturelles associées sont mis en oeuvre par des moyens légaux ou officiels. On en distingue différentes catégories : les réserves naturelles ou scientifiques, les parcs nationaux, les monuments naturels, les réserves de gestion des habitats ou des espèces, les paysages marins ou terrestres protégés, les aires de ressources naturelles protégées. Ces territoires ou ces lieux font l’objet de mesure de conservation plus ou moins contraignantes et n’ont plus alors de fait des dynamiques de développement. Par contre, les territoires alentours peuvent bénéficier de certaines retombées en termes d’image, de fréquentation touristique par exemple.
R
Renaturation d’un milieu : Intervention visant à réhabiliter un milieu plus ou moins artificialisé vers un état proche de son état naturel d’origine. La renaturation se fixe comme objectif, en tentant de réhabiliter notamment toutes les caractéristiques physiques du milieu (“reméandrage” d’une rivière recalibré par exemple), de retrouver toutes les potentialités initiales du milieu en terme de diversité biologique, de capacité autoépuratrice, etc. Les travaux de renaturation des cours d’eau en milieu urbain, ayant pour double objectif l’amélioration du cadre de vie et de la fonctionnalité naturelle des “ruisseaux”.
Réseau hydrographique : Ensemble des milieux aquatiques (lacs, rivières, eaux souterraines, zones humides, etc.) présents sur un territoire donné, le terme de réseau évoquant explicitement les liens physiques et fonctionnels entre ces milieux.
Rhizogenèse : Formation de nouvelles racines.
Rive : Bord d’un cours d’eau au sens large. Le terme est d’ailleurs utilisé pour définir certains quartiers d’une ville bordant un fleuve (Rive gauche – rive droite).
Ru : Petit ruisseau.
T
Territoire : Il s’agit d’un espace approprié par un groupe de façon réelle ou symbolique et qui est souvent organisé, dirigé et aménagé en fonction de ses besoins, de ses valeurs. Il est généralement défini comme un espace géré et partagé, support d’enjeux ou de projets communs. Il peut se définir comme une zone géographique construite à partir de points de vue sociaux, économiques, culturels et/ou environnementaux. Il est caractérisé par des enjeux, des atouts et des contraintes portés par des acteurs locaux ou extérieurs et suppose un sentiment d’appartenance, et est l’objet d’affects collectifs et individuels.
Trame verte : Réseau d’itinéraires reliant entre eux, par des voies éloignées des grands axes de circulation les forêts, parcs, jardins qui encadrent les espaces urbains d’un même département. La trame verte assure la continuité du paysage sur l’ensemble du territoire tout en valorisant les qualités spécifiques des différentes entités paysagères. La trame verte ne doit pas seulement représenter une végétatlisation importante, mais doit également être le support de développement d’une autre approche de la ville moins tournée vers la voiture, plus apaisée redonnant des espaces de vie et de rencontre pour les habitants. La trame verte est composée des espaces verts ouverts au public et des liaisons vertes (coulées vertes, promenades plantées, berges aménagées), avec pour fonction principale la détente et le loisir. Elle résulte de la volonté d’améliorer ou de restaurer la qualité urbaine et sociale, notamment dans les parties les plus denses de l’agglomération. La mise en place de cette trame passe par la création de parcs et de jardins, la réhabilitation de certains espaces, la réalisation d’espaces verts dans le cadre d’opérations d’aménagement, par l’intégration dans l’environnement des infrastructures de transport, la création de sentiers, de promenades piétonnes ou cyclables, de coulées vertes entre espaces existants.
V
Vallée : Espace situé de part et d’autre du lit majeur d’un cours d’eau.
Végétalisation : Terme regroupant l’ensemble des techniques permettant d’installer des végétaux, quels qu’ils soient sur une surface donnée. Il peut donc s’agir d’un engazonnement ou enherbement, de plantations herbacées, arbustives ou arborées. Ce terme est également utilisé dans le cadre de la mise en place de végétaux dans le but de reverdir des talus ou des berges, généralement pour leur protection contre l’érosion.
Z
Zone Naturelle d’Intérêt Ecologique Faunistique et Floristique (ZNIEFF) : Entre 1970 et 1980, le Ministère de l’Environnement a demandé à la communauté scientifique et naturaliste de réaliser des états de référence sur certains groupes de la faune et de la flore sauvages. L’objectif était de mieux connaître notre patrimoine naturel, avec ses espèces sauvages et leurs habitat les plus remarquables, ceci pour les mettre à la portée des gestionnaires et des utilisateurs de l’espace. L’inventaire des Z.N.I.E.F.F. est une mise à jour des connaissances sur les principales richesses naturelles en France. Il a permis de localiser et de décrire 13 400 zones comportant un intérêt faunistique ou floristique particulier.


Envoyer à un ami
Ecouter
