8 décembre, 2008
Fontenay, 2 jours de rencontres en résumé(s)
Près de 400 Fontenaysiens ont répondu présent à l’invitation de
Christian Favier pour cette réunion publique organisée à l’issue de ces deux journées passées à Fontenay.
Une mobilisation importante qui témoigne de l’intérêt de la population pour l’échange direct avec les élus. Pendant plus de deux heures, les habitants ont ainsi eu tout le loisir d’interpeller le président du Conseil général sur la question du logement, les places en crèches, les subventions aux associations, l’accès à l’emploi pour les travailleurs handicapés, les transports, les pistes cyclables, etc.
Christian Favier s’est attaché à répondre le plus précisément possible à chacune des questions en rappelant les actions concrètes et la politique menée par le Conseil général. Interrogé sur la situation budgétaire du Département, il a indiqué que la collectivité serait privée cette année, en raison de la crise immobilière, de quelque 40 millions d’euros de recettes provenant des droits de mutation (frais d’enregistrement lors de la vente d’un bien immobilier). Un manque qui s’ajoute aux 300 millions d’euros que l’État doit toujours au Département suite aux derniers transferts de charges. Mais Christian Favier a toutefois tenu à rassurer la population : le Val-de-Marne a des finances saines et n’a pas contracté d’emprunts dits «toxiques».
«Dans cette période difficile, le risque serait de se replier sur soi-même. Il faut au contraire continuer de porter des projets forts et poursuivre l’effort pour que l’État s’engage sur des grands travaux. Par exemple, il faut intensifier la mobilisation pour faire aboutir la construction du futur premier métro de banlieue, Orbival. Il facilitera les déplacements mais fournira aussi du travail aux entreprises et favorisera le développement immobilier, l’aménagement urbain, etc. Aujourd’hui, tous les élus du Département, toutes les Villes sont d’accord sur le tracé. Nous avons obtenu le financement des études de ce métro, et ces études sont en cours. Un métro comme celui-ci coûte 2 milliards d’euros. Plusieurs pistes sont envisagées pour le financer, mais l’état ne pourra pas être absent. Et je souhaite, pour ma part, qu’il puisse être exploité par la RATP.»
Concernant les problèmes de logement, Christian Favier a rappelé que près de 2 000 logements sociaux étaient construits chaque année dans le Val-de-Marne. «Mais il y a encore actuellement 50 000 demandeurs de logements. Nous ne sommes pas au bout de nos peines si l’État n’en fait pas une priorité nationale.» Il a précisé que des discussions étaient engagées avec l’Opac pour que les augmentations ne dépassent pas l’inflation, et qu’il faudrait que «le montant du loyer n’excède pas 20% des revenus». Il a souligné également que 1 600 familles en difficulté avaient dû être logées à l’hôtel dans le cadre de l’hébergement d’urgence. Un budget estimé à plus de 15 millions d’euros qui pèse lourd dans les finances départementales. Or, cette question de l’hébergement d’urgence relève de la compétence de l’État. D’où la nécessité, pour le président du Conseil général, de remettre chacun devant ses responsabilités.
Très impliqué sur les questions de mode de garde des enfants, Christian Favier a indiqué qu’une démarche était engagée pour que le Conseil général participe de manière partenariale à la création de 1 000 nouvelles places en crèche dans le Val-de-Marne, «dont un projet de deux équipements supplémentaires sur la ville de Fontenay». Interpellé également sur l’accès à Internet haut débit, la mobilité des étudiants ou les projets de télé et radio départementales, Christian Favier n’a éludé aucune question, soucieux d’informer la population sur les réalisations, mais également sur les difficultés rencontrées par le Conseil général pour mener à bien certains projets.
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