12 janvier, 2009

Grands enjeux

PRESENTATION

Le Plan de déplacements départemental est un document d’orientation de la politique de déplacements pour les prochaines années. Pour mener à bien cette politique de déplacements en adéquation avec les évolutions du territoire et les attentes des usagers, de grands principes sont définis comme ligne directrice de la politique du Conseil général.

Tout en s’inscrivant dans une démarche de développement durable, le Conseil général engage une politique volontariste des déplacements

  • Développer l’offre et l’usage des transports collectifs et des circulations douces
  • Maîtriser le trafic routier des poids lourds
  • Favoriser les alternatives à la voiture
  • Mettre en place des dispositifs d’aide et d’accompagnement des usagers adaptés aux nouvelles exigences de mobilité

Afin de penser les déplacements dans une logique de développement durable, le Conseil général doit faire appel à des actions :

  • moins consommatrices de voirie en faisant évoluer ces espaces en faveur des piétons, des circulations douces et des transports collectifs
  • moins polluantes
  • moins productrices de gaz à effet de serre pour lutter contre les dérèglements climatiques
  • moins dangereuses pour les usagers de la route en ayant un regard privilégié pour les enfants, les personnes âgées et les personnes à mobilité réduite.

FAVORISER LE DEVELOPPEMENT DES TRANSPORTS COLLECTIFS ET DES CIRCULATIONS DOUCES

Les transports collectifs

Offrir aux Val-de-Marnais de bonnes conditions de déplacements et de services en matière de transports collectifs est un des enjeux du PDVM.
L’organisation actuelle des transports en commun lourds sur le Val-de-Marne, essentiellement en radiale depuis Paris, a pour effet de créer de grandes disparités en termes de desserte et de services (fréquences, amplitudes horaires, dysfonctionnements…). En témoigne le faible taux d’usage des transports collectifs pour les déplacements motorisés internes au département (17% contre 60% à Paris).
Il s’agit, pour le Conseil général, de mieux répondre aux attentes de la population auxquels s’ajoute la prise en compte de nouveaux besoins en matière de mobilité liés à la densification de l’habitat et de l’activité économique sans, pour autant, induire de nouvelles nuisances.

Afin de faire évoluer les transports collectifs dans le département, le Conseil général souhaite :

  • favoriser les déplacements de banlieue à banlieue par la réalisation d’infrastructures en rocade : Orbival, Est TVM, Altival
  • agir sur la qualité de service et de l’offre : confort, sécurité, accessibilité, information et lisibilité des itinéraires…
  • faire évoluer le système tarifaire existant.

Les circulations douces

Le recours systématique à l’automobile pour les déplacements de courtes distances incite le Conseil général à réfléchir à l’amélioration de l’offre et de l’usage des circulations douces sur son territoire. Au-delà de l’approche loisirs, la réhabilitation de la marche à pied et du vélo, envisagée d’un point de vue fonctionnel comme complément de la voiture, apparait comme un moyen de réduire les nuisances et d’améliorer les liens entre les territoires du Val-de-Marne et les départements voisins.

PRIVILEGIER LES ALTERNATIVES A LA VOITURE

Il s’agit de développer une politique coordonnée en matière de circulation et de stationnement pour favoriser le développement des transports en commun aussi efficace qu’à Paris.

Pacifier les espaces dédiés aux piétons, créer des ouvrages de franchissement adaptés aux transports collectifs, aux vélos et aux piétons, réaliser des aménagements susceptibles de modérer les vitesses et d’attirer la vigilance des conducteurs de véhicules routiers sont les principes que le Conseil général souhaite appliquer sur le territoire du Val-de-Marne.

MAITRISER LE TRANSPORT DE MARCHANDISES

L’utilisation raisonnée des infrastructures est souhaitée au niveau régional. Une des solutions envisagées serait le report du trafic routier sur la voie d’eau et sur le rail, même si la desserte finale ne pourra se faire que par la route. Le Département est prêt à assumer sa part de solidarités régionales en acceptant un rôle dans le traitement des fonctions logistiques. Son principal enjeu est de maîtriser le trafic poids-lourds, ce qui implique :

  • La recherche de solutions alternatives à la route (fret fluvial et fret ferroviaire)
  • La réduction des flux de transit
  • La limitation des flux poids-lourds au profit d’une concentration sur le réseau routier
  • L’expérimentation de nouvelles formes logistiques de proximité en milieu urbain.

DEVELOPPER LES DISPOSITIFS D’AIDE ET D’ACCOMPAGNEMENT DES USAGERS

Afin de faciliter et de faire évoluer les pratiques de mobilité de l’ensemble des acteurs du territoire départemental, le Conseil général doit mener des actions en faveur de la mobilité. Il s’agit notamment de moderniser et d’adapter les dispositifs d’aides existants aux besoins et aux nouvelles technologies disponibles. Que se soit l’information des usagers ou la prise en compte des différents types de handicaps, le Département doit conduire ou participer à l’élaboration puis à la réalisation de nouveaux processus en partenariat avec les Institutions ou les Associations.

Il s’agit également de soutenir ou d’engager des dispositifs pédagogiques et d’incitation à l’évolution des pratiques de déplacements dans le sens d’une mobilité durable auprès des jeunes, des établissements scolaires, des habitants, des entreprises et des administrations du Val-de-Marne.

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