26 juin, 2008

Projet de solidarité au fleuve Niger dans le cadre du Festival de l'Oh 2007

Chaque année un projet de solidarité est mis en place dans le cadre du festival de l’Oh, en relation avec l’invité, cette année le fleuve Saint-Laurent. En coopération avec l’Union Saint–Laurent Grands Lacs, le Conseil général s’investit pour le fleuve Niger, au Mali.

Cette année, la contribution journalière des “2 euros de la solidarité” demandée aux festivaliers servira à lutter contre la jacinthe d’eau et les plantes envahissantes du fleuve Niger. La somme recueillie sera reversée à l’association Alliance au Mali pour l’environnement, en charge du projet.

Le Mali est le huitième plus grand pays d’Afrique. Il est enclavé dans le continent et traversé par le fleuve Niger sur 1400 km.

Depuis les sécheresses des années 1970, on assiste à l’apparition d’un climat de plus en plus aride sur l’ensemble du territoire. Cette situation tend à fragiliser davantage les régions plus arrosées, qui étaient jusque là épargnées telle que la zone de Baguineda qui constitue une zone humide particulière du pays.

La prolifération des plantes aquatiques sur le fleuve Niger au Mali, et notamment de la jacinthe d’eau, mettent en danger le cours d’eau le plus important du pays.

Cette plante aquatique est aujourd’hui considérée comme la plante la plus envahissante au monde. Originaire du bassin de l’Amazone, elle s’est répendue durant les 100 dernières années sur tous les continents. Elle représente aussi un danger pour la santé humaine en favorisant l’expension des maladies comme la bilharziose et la malaria. Elle est présente sur le fleuve et dans ses affluents, mais encore plus nocive dans les canaux d’irrigation où elle se reproduit en vase clos et étouffe toute vie. L’activité humaine est loin d’être épargnée. Les plantes aquatiques restreignent : l’accès à l’eau, la navigation, l’irrigation et la pêche. Les pertes économiques sont considérables.

Il est possible de transformer cette nuisance en source de richesse. Elle peut servir de base à la préparation d’un compost naturel pour les exploitations agricoles. Elle devient un engrais organique ayant les même qualités fertilisantes que les produits chimiques traditionnels et permet une production agricole égale sinon meilleure.

C’est un compost plus économique et non-polluant pour les sols. Partant de cette constat, le projet “ Bagani ” est né.
Le projet “ Bagani ” englobe 12 villages de la zone de Baguineda, dont le village de Tanima. Il se veut un projet de protection de la biodiversité et d’éducation environnementale autour des problématiques liées à la gestion des ressources du fleuve Niger.

Il consiste à renforcer les activités de reboisement et de compostage de la jacinthe d’eau.

  • la jacinthe d’eau est ramassée puis compostée. Toute la population participe à cette activité
  • le compost à partir de la jacinthe d’eau vise en doubler les récoltes
  • Avec le compost, les femmes peuvent s’initier au jardinage et cultiver de la salade, du chou, des tomates, de l’oignon et de l’ail
  • Les cours d’éducation environnementale, au compost, jardinage et plantation d’arbres, permettent aux enfants de participer

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