26 mai, 2007

Sondage sur le thème de la démocratie participative

En novembre 2006, le Conseil général a chargé l’institut CSA d’effectuer une enquête auprès des Val-de-Marnais sur le thème de la démocratie participative. Si l’analyse des opinions révèle que les contours de cette notion restent flous, elle met cependant en lumière la connaissance par les habitants des pratiques concrètes relevant de la démocratie participative : comités de quartiers, référendums locaux, droit de pétition, etc.

Globalement, les citoyens sont plutôt optimistes et voient en la démocratie participative une nouvelle manière de gouverner. Ils se disent prêts à intervenir dans le processus de décision en ce qui concerne l’action sociale, le cadre de vie, le logement ou encore les jeunes.

Pour le quart de la population, cette démarche s’apparente à une nouvelle manière de gouverner.
Au terme des deux journées de “Rencontres pour la démocratie”, une table ronde réunissait Christian Favier, Président du conseil général, Daniel Breuiller, Conseiller général délégué à la démocratie participative, Serge Depaquit auteur de “Renouveler la démocratie, oui mais comment ?” et Stéphane Rozès, politologue. Elle a été l’occasion de commenter à chaud le sondage CSA réalisé à la demande du conseil général pour mieux connaître la vision qu’ont les val-de-marnais de la démocratie participative (1).

Pratiquer la démocratie tout au long de sa vie
Ils sont 36% à connaître l’expression “démocratie participative”. Le chiffre peut paraître faible, mais il grimpe singulièrement lorsque sont identifiés les outils dont dispose la population. Les comités ou conseils de quartiers sont connus par 74% de val-de-marnais qui les jugent utiles à 90%. Pour les réunions publiques présentant un projet, les chiffres sont respectivement de 67% et 92%. “On peut en déduire que le terme de démocratie participative ne prend pas encore tout son sens dans l’opinion, à la différence de la démarche qu’il désigne”, a indiqué Stéphane Rozès. Le sondage “révèle de fortes potentialités”, a ajouté Serge Depaquit, car il témoigne d’une perception que la démocratie, loin de se résumer au vote, se pratique “tout au long de sa vie”. Le sentiment qu’il est utile de participer, s’est exprimé tout aussi fortement pendant ces deux jours, a noté Daniel Breuiller, évoquant “l’envie d’être acteur” dont ont témoigné les participants à ces rencontres, pour “faire entendre leur point de vue”.

La nécessité de dispositions particulières
Il demeure cependant des freins à la participation, d’autant plus importants parmi les catégories les plus modestes. Elles constituent, en effet, l’essentiel des personnes (25% ) qui ne s’estiment “pas compétentes” pour s’impliquer dans cette démarche. “Il est nécessaire de prendre des dispositions particulières en direction de ces habitants”, a souligné Christian Favier, “pour que la démocratie participative soit un élément fédérateur et réduise le fossé existant entre les catégories sociales”. De ce point de vue, l’opération “Jobs et Cité”, organisée en plein cœur des quartiers a, sans nul doute, contribué à rétablir la confiance parmi les jeunes concernés. C’est aussi de confiance dont a parlé Claire Villiers en expliquant comment le conseil régional dont elle est Vice-Présidente chargée de la démocratie locale, s’emploie à construire des outils pour “rendre possible la participation de toutes et tous dans la durée”. L’observatoire des engagements sera relancé Toujours selon le sondage CSA, 25% des personnes interrogées perçoivent la démarche de démocratie participative comme “une nouvelle manière de gouverner”. “C’est un chiffre très important”, a souligné Christian Favier. Il se nourrit sans nul doute des pratiques éprouvées dans le Val-de-Marne depuis maintenant plusieurs années et qui ont conduit par exemple à modifier l’organisation de certains services départementaux comme celui de l’accueil téléphonique. La création d’une délégation à la démocratie participative confiée à Daniel Breuiller témoigne de ce que cette démarche est pour nous “un fil conducteur de toute la vie politique du département, dans tous les domaines”, a ajouté le Président du conseil général avant d’annoncer “la remise en chantier de l’observatoire des engagements”. Il a été considéré à tort que sa mission s’achevait avec la réalisation de la plupart des engagements nés de « Imagine le Val-de-Marne ». “Nous allons relancer cet observatoire, parce que notre démarche n’est pas ponctuelle, mais constante”, a-t-il conclu.

Maryse Lelarge

(1) Sondage réalisé par téléphone les 27 et 28 octobre 2006 auprès d’un échantillon représentatif de 803 habitants du Val-de-Marne

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Fichiers attachés

2006_11_14_presentation_csa_graphique_pdf.pptRésultats du sondage CSA sur la démocratie participative161.5 Ko

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