15 septembre, 2011
Propositions de l’UMP pour le RSA : la chasse aux pauvres est ouverte !
Créteil, le 14 septembre 2011
Marc-Philippe Daubresse, secrétaire général adjoint de l’UMP et éphémère ministre de la Jeunesse et des Solidarités actives entre avril et novembre 2010 remet ce matin au Président de la République un rapport portant sur le RSA.
Selon les informations communiquées à la presse, ce rapport, après les déclarations scandaleuses de Laurent Wauquiez sur le prétendu « Cancer de l’assistanat » cet été, s’acharne de nouveau à pointer du doigt les allocataires du RSA, « fraudeurs potentiels abusant de la solidarité nationale ». Je considère qu’une telle démarche est profondément écœurante.
Non les personnes qui bénéficient du RSA ne sont ni des fraudeurs, ni des assistés. Ce sont les victimes des politiques injustes menées ces dernières années qui détruisent l’emploi, le pouvoir d’achat et les solidarités.
Je considère qu’il est indécent, de la part d’un parti qui depuis des années s’acharne à épargner les plus fortunés, de stigmatiser celle et ceux qui au maximum bénéficient d’un revenu de survie de 411€ par mois.
Arrivant au moment où de nouvelles mesures d’austérité sont annoncées par le gouvernement, épargnant encore les contribuables les plus aisés, les propositions de l’UMP sur le RSA, et notamment l’instauration d’une forme de travail obligatoire, constituent une insulte à l’égard de nos concitoyens les plus fragilisés, premières victimes de la crise.
Incapable d’infléchir l’évolution du chômage, le parti du pouvoir préfère s’en prendre aux plus pauvres plutôt que d’instaurer une autre répartition des richesses et une réelle politique de l’emploi.
Non ce dont les allocataires du RSA ont besoin ce n’est pas de travail obligatoire une journée par semaine, mais de véritables emplois à temps plein, correctement rémunérés.
Décidemment, ce pouvoir aux abois n’en finit pas de flirter avec le populisme le plus nauséabond.
C’est inacceptable.
Pour ma part, comme Président du Conseil général, acteur essentiel de l’insertion, je persiste à exiger du gouvernement qu’il accepte enfin de rembourser la dette accumulée à l’encontre de notre département et qui s’élève aujourd’hui à plus de 400 millions d’euros et qu’il engage une véritable politique de l’emploi.
Nos concitoyens les plus pauvres et toutes celles et ceux qui sont attachés à la solidarité peuvent compter sur toute ma détermination à empêcher le pouvoir de porter atteinte aux valeurs sociales de la République.
Christian Favier
Président du Conseil général du Val-de-Marne
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