22 avril, 2006

Notice archéologique de Chevilly-Larue

La commune de Chevilly-Larue se situe dans la partie centrale du plateau de Longboyau. Commune à vocation longtemps rurale, son terroir a fait l’objet de nombreuses exploitations de carrières de briqueteries dans la première moitié du XXe siècle, principalement entre les deux guerres.

La moitié environ de sa superficie est occupée depuis les années 1970 par les installations du Marché d’Intérêt National et les tracés autoroutiers, le reste est entièrement loti, partie collectif, partie pavillonnaire.

  • Préhistoire et protohistoire

Il semble que l’on puisse faire remonter l’activité humaine sur Chevilly au paléolithique. Cependant, il convient de rester prudent car les indices archéologiques sur lesquels nous pouvons nous appuyer sont anciens, mal évalués et mal situés : des confusions avec l’Haÿ demeurent donc possibles.

Des vestiges, allant de la préhistoire récente aux époques historiques, ont été découverts lors des exploitations de carrières, dispersés un peu partout sur le plateau : quelques outils paléolithiques; une occupation allant du Néolithique à l’Age du Fer, souvent très mal différenciée, sous la forme de fosses mais aussi de sépultures.

  • Périodes historiques

Les indices historiques sont relativement nombreux et anciens : le domaine de Civiliacum - la toponymie indiquant un nom de formation latine, éventuellement d’origine antique - appartient au chapitre de Notre-Dame de Paris dès le début du IXe siècle, voire fin VIIIe d’après un document contesté. Les exploitations de carrières auraient révélé des traces d’occupation gallo-romaines mal définies mais abondantes (en particulier par la quantité de matériaux de construction) et plusieurs structures de chauffe artisanales du haut Moyen-Age (fours à chaux et fours de potier, semble-t-il). Là encore, les confusions de localisation sont possibles.

Le domaine de Civiliacum est regroupé avec celui de l’Haÿ pendant le Moyen-Age. Des fouilles opérées par le LDA 94 dans les années 1980, dans et autour de l’église, ont dégagé en partie la nécropole médiévale et moderne, comprenant plus de 300 sépultures (dont quelques témoins du haut Moyen-Age), ainsi que des substructions non datées qui ont précédé l’église actuelle, parmi lesquelles certains éléments remontent aux XIe et XIIe siècles. Des diagnostics du même service en 1995 et 1996 ont révélé d’autres niveaux de sépultures aux alentours de l’église, ainsi que de faibles traces d’occupation de l’Antiquité et du haut Moyen-Age à 500 mètres à l’est de l’édifice.

La demeure seigneuriale s’est fixée aux alentours de l’église, la grange dîmière jouxtant celle-ci. Les structures banales ne sont attestées que tardivement, au XVe siècle.

  • Une léproserie de femmes réservée à la famille et à l’entourage royal est fondée par Louis VII, au milieu du XIIe siècle, au lieu-dit “La Saussaie”. Son rôle semble plus routier qu’hospitalier.

  • La route royale, actuelle N7, ne semble dater que de l’époque moderne, et a probablement remplacé un ou plusieurs grands chemins au tracé hypothétique.

  • Indices périphériques

Ils sont nombreux dans les communes environnantes du plateau de Longboyau : les carrières de Villejuif et l’Haÿ ont révélé globalement les mêmes traces d’occupation, avec des sites paléolithiques et néolithiques avérés dans les carrières au sud de Villejuif; des découvertes plus diffuses à l’Haÿ, dans le même contexte de prospection et d’étude qu’à Chevilly, avec des traces mal différenciées allant du néolithique au haut Moyen-Age.

Rungis a révélé une occupation néolithique importante, un établissement agricole de l’Age du Fer, des traces d’habitat gallo-romain. Des traces d’occupation néolithique et d’habitat de l’Antiquité et du haut Moyen-Age ont été décelées à Fresnes. On a découvert à Thiais un dépôt de l’Age du Bronze, un habitat de l’Age du Fer, un important dépôt monétaire gallo-romain.

L’aqueduc antique a été repéré, à Cachan, l’Haÿ, Fresnes, Rungis. Des nécropoles mérovingiennes ont été décelées à l’Haÿ et Fresnes.

Les paroisses avoisinantes sont attestées à des époques diverses : si Fresnes et Rungis n’apparaissent que tard dans les textes, en revanche, l’Hay est attesté dans les mêmes documents que Chevilly, Thiais apparaît dès le début du IXe siècle comme le siège d’un vaste domaine agricole.

  • Conclusion

Si le territoire de Chevilly a livré de nombreux vestiges archéologiques, il faut souligner le manque d’informations de détail à leur propos, beaucoup d’entre eux provenant de fouilles anciennes et/ou d’exploitations de carrières. Malgré les importantes destructions occasionnées par ces dernières, le potentiel de découvertes archéologiques fortuites sur le territoire communal peut encore être considéré comme élevé, vu l’ancienneté des vestiges reconnus et leur composition qui signale des implantations importantes dont il subsiste sans aucun doute des restes enfouis dans le sol, hors de l’emprise des anciennes carrières.

Avril 1997

Contact

Newsletters

Agenda

17
jan
2012

Gaspard proust - Spectacle humoristique
Chevilly-Larue, Maisons-Alfort, Saint-Mandé

01
fév
2012

Ciné Junior
Arcueil, Boissy-Saint-Léger, Champigny-sur-Marne, Chevilly-Larue, Choisy-le-Roi, Créteil, Fontenay-sous-Bois, Gentilly, L'Haÿ-les-Roses, Le Perreux-sur-Marne, Maisons-Alfort, Orly, Ormesson-sur-Marne, Sucy-en-Brie, Villejuif, Vitry-sur-Seine

16
fév
2012

CINÉ-DOC : WATER MAKES MONEY
Chevilly-Larue

Tous les évènements

47 mairies dans le 942 sous préfectures
La télé interactive du Val-de-Marne