22 avril, 2006

Notice archéologique de Cachan

La commune de Cachan se situe de part et d’autre de la Bièvre, recouvrant ses coteaux entre les plateaux de Longboyau et de Montrouge : dépendante d’Arcueil dès son origine, Cachan ne fut érigée en commune indépendante qu’en 1923.

  • Préhistoire

Aucun élément n’est actuellement connu sur le territoire communal concernant ces périodes.

  • Périodes historiques

Le nom de Cachan est supposé d’origine celtique. Cet élément pourrait sous-entendre une installation gallo-romaine, voire antérieure. L’aqueduc antique qui traverse le territoire du Sud au Nord a été retrouvé à plusieurs reprises depuis la fin du XIXe siècle et jusqu’à nos jours : son tracé n’est qu’en partie situé avec précision, mais c’est sur le territoire de la commune, en limite d’Arcueil, que subsistent, englobés dans un bâtiment d’époque moderne, les vestiges des arches qui permettaient le passage de la vallée de la Bièvre. Des éléments de réemploi d’apparence médiévale, en particulier des fûts de colonne, ont été observés dans les caves de ce même édifice.

Cachan apparaît au IXe siècle comme possession de l’abbaye de Saint-Germain-des-Prés, et le restera jusqu’à la Révolution. Toutefois, un fief des Arcs est mentionné comme possession et résidence royale dès le début du XIVe siècle.

Le terroir de Cachan est en partie limité par d’anciennes voiries : à l’Ouest, l’actuelle N 20 se situe sur le tracé de l’ancienne route romaine d’Orléans, à l’Est le chemin de Paris à l’Haÿ remonte au moins au XVIe siècle, ainsi que celui allant de Cachan à la Saussaie.

Un moulin est mentionné au milieu du XVIe siècle, ainsi qu’une fontaine couverte sur le coteau oriental, dominant la résidence des abbés de Saint-Germain, ces deux structures étant probablement plus anciennes.

Un lieu-dit “La Tombe” indique une probabilité d’ancien cimetière : aucune découverte de sépulture n’y a toutefois été signalée à ce jour.

L’aqueduc Médicis, construit au début du XVIIe siècle, traverse Cachan en suivant de plus ou moins près le tracé de l’aqueduc antique.

  • Indices périphériques

De nombreuses découvertes concernant Néolithique, protohistoire et périodes historiques se situent dans plusieurs communes environnantes : contextes paléolithiques et néolithiques particulièrement nombreux à Villejuif, mais également trace d’un habitat important du Haut Moyen-Age, périodes du Néolithique au Haut Moyen-Age à l’Haÿ-les-Roses et Chevilly-Larue.

L’aqueduc romain a été retrouvé en aval sur Arcueil, en amont à L’Haÿ-les-Roses.

Une nécropole mérovingienne, faussement attribuée à Arcueil, se situe sur le territoire de l’Haÿ-les-Roses.

Les communes environnantes sont dans l’ensemble tôt attestées, à l’exception de Villejuif et Arcueil, mentionnés au XIIe siècle : des documents mentionnent Gentilly dès le VIIIe siècle, Chevilly et l’Haÿ au IXe.

  • Conclusion

L’histoire de Cachan est difficilement dissociable de celle d’Arcueil. C’est pourquoi les lacunes apparentes la concernant ne peuvent être révélatrices d’absences d’occupations humaines sur le territoire communal. On peut donc raisonnablement calquer le potentiel archéologique de Cachan sur celui d’Arcueil, lequel présente de nombreux indices d’établissements humains remontant à la préhistoire, tout en apportant un certain nombre d’éléments historiques qui attestent de l’ancienneté du terroir.

Juin 1997

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