20 octobre, 2010

L'Éducation nouvelle au service d’une nation à réformer : entre espoirs et réalités (1930-1970)

Mercredi 24 novembre, s’est tenu à Créteil un colloque organisé dans le cadre de la Semaine des Droits de l’enfant. Il aura pour thème : “L’Éducation nouvelle au service d’une nation à réformer : entre espoirs et réalités (1930-1970)”

Fruit d’un partenariat entre le Pôle de conservation des archives des associations de jeunesse et d’éducation populaire (PAJEP) et le Musée de la Résistance nationale à Champigny-sur-Marne, ce colloque se propose d’étudier les points de confluence entre l’Éducation nouvelle et les mouvements d’Éducation populaire. Cette manifestation organisée par ces deux établissements de conservation d’archives, a également pour but de favoriser le dialogue entre les chercheurs et les témoins de ce passé, porteurs d’une expérience encore vivante. La période retenue (1930-1970) intègre volontairement la période de la Seconde Guerre mondiale, comme contexte d’interrogations individuelles et collectives propice aux mutations.

Avec la Constitution du 27 octobre 1946 qui institue « l’instruction, la formation professionnelle et la culture » comme des droits fondamentaux pour tous et en premier lieu pour l’enfant, l’enfant est considéré, pour la première fois, comme un individu dans un texte fondamental, qui plus est, dans un préambule qui irrigue toutes les orientations d’une société nouvelle. Ces orientations font écho aux travaux de la commission pour la réforme de l’enseignement dite commission Langevin-Wallon qui propose un plan général de l’enseignement (1947) plaçant Éducation nouvelle et éducation populaire au cœur du projet. De fait, ce plan est la synthèse de mouvements de pensée et de bilans d’actions concrètes qui se sont développés dans les années 1930 et qui ont trouvé un écho nouveau durant l’Occupation.

Le moment de la sortie de guerre renforce cet élan institutionnel par la nécessité d’accueillir, de soigner et de réinsérer les enfants et adolescents soldats, rescapés des camps, etc. Ces propositions de politiques éducatives se retrouvent dans d’autres secteurs de l’action publique, tels le travail, les loisirs, la famille ou la prévention de la délinquance (développement des comités d’entreprise, de la protection maternelle et infantile, ordonnance sur la jeunesse délinquante). À la même époque, l’Éducation nouvelle connaît un essor indéniable dont le succès apparent ne doit pas cacher les difficultés, internes comme externes, auxquelles elle se heurte tout au long de sa diffusion.

La fin de la période, durant laquelle on pourra vérifier si les mouvements d’Éducation populaire ont été, ou non, un refuge pour les acteurs de l’Éducation nouvelle - en partie, écartés de l’Éducation nationale - sera l’occasion d’échanger, une nouvelle fois, sur ces éventuelles confluences.

Informations pratiques

  • Mercredi 24 novembre de 10h à 17h à l’Hôtel du département, Créteil

« L’Éducation nouvelle au service d’une nation à réformer : entre espoirs et réalités (1930-1970) »

Colloque
Manifestation organisée conjointement par le PAJEP (Pôle de conservation des archives des associations de jeunesse et d’éducation populaire), le Musée de la Résistance nationale à Champigny-sur-Marne, le Conseil général du Val-de-Marne et la Mairie de Paris.

  • Contact
    Julie Baffet
    Email - Tel : 01 48 81 45 97

  • Comité de pilotage : Laurent Besse, Valérie Brousselle, Evelyne Coggiola-Tamzali, Laurent Gutierrez, Dominique Jamet, Guy Krivopissko, Jacques Ladsous, Antoine Prost, Gaëtan Sourice.

  • Manifestation organisée conjointement par le PAJEP (Pôle de conservation des archives des associations de jeunesse et d’éducation populaire), le Musée de la Résistance nationale à Champigny-sur-Marne, le Conseil général du Val-de-Marne et la Mairie de Paris.

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